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Ci-dessous, la "sandbox" du blog IE-Lobbying depuis mai 2007. C'est ici que s'élabore librement des articles sur l'intelligence économique et le lobbying.

Sommaire

2008-02-12 : Retour sur la première Convention du MEDEF

Ambiance Walt Disney au saint des saints ! La première convention du MEDEF commence fort avec l'entrée en fanfare de la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, sur un tube de Mika, Grace Kelly. Evénement unique dans l'histoire du Parlement européen, la convention se tient en salle plénière, où siègent théoriquement les élus européens. Effets de lumière, effets spéciaux. Du jamais vu. La plénière est transformé ! Un écran géant surmonte le desk des speakers, encadré par deux écrans de télévision. Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, dans le fracas des lumières et des sons, fait son entrée devant le gratin des grands patrons français délocalisés pour l'occasion de Paris à Bruxelles via le Thalys.

Le thème de cette première convention, le benchmarking, se veut également singulier. Comme précédemment annoncé par Laurence Parisot lors de sa conférence de presse du 15 janvier : "Benchmarker, c’est la santé, cela veut dire ne pas être prisonnier de notre histoire, de notre façon de penser, se comparer en permanence et en priorité se comparer aux autres pays européens ". Et là je ne peux qu'applaudire. L'approche comparative est essentielle au sein du processus de création. Penser, c'est d'abord comparer. Cela me rappelle aussi quelques souvenirs de l'Ecole de guerre économique, et notamment l'approche transculturelle de la puissance et des stratégie d'intelligence économique de Christian Harbulot.

La présentation commence. Quatre temps forts :

  • « La nouvelle Europe » : Au lendemain de la ratification du traité européen simplifié pour comprendre l’impact sur les entreprises et les salariés européens
  • « La nouvelle consommation » : Quels sont les nouvelles attentes des consommateurs et les produits de demain ?
  • « La nouvelle entreprise » : Les moteurs des nouveaux salariés, les méthodes novatrices des nouveaux entrepreneurs
  • « Les nouvelles règles » : Suivre l’évolution de la gouvernance des entreprises et du capitalisme

Parmis les intervenants de qualité :

La raison de ma venue. Networking et business development oblige. La présence d' Alain Juillet, haut responsable chargé de l’intelligence économique, m'avait aussi attiré l'attention. Après une définition rapide de l'intelligence économique, il explique de manière très concrète les mérites de l'action en réseau au sein des tissus économiques régionaux.

A la fin de la convention, je vais discuter avec quelques bloggers spécialement choisi afin de développer la communication virale de l'événement. Après quelques échanges, je me dirige rapidement vers le buffet mis à disposition (gratuit, comment dans tous les événements à Bruxelles) pour me restaurer et networker. Au bout de quelques verres, je quitte finalement le Parlement européen avec la sensation que le MEDEF s'est sensiblement amélioré en termes de communication.




2008-...-... : Sursaut de patriotisme économique en France et en Allemagne

2008-...-... : Vous avez dit stage au Parlement européen ?

Juste une petite brève pour dire que les 385 stagiaires du Parlement européen viennent d'achever leur expérience et rejoignent désormais le très concurrentiel marché des affaires publiques à Bruxelles. Parmi plus de 7000 candidatures des 71 pays différents, ces 385 heureux élus ont donc eu l'occasion de découvrir les arcanes du Parlement européen, expérience particulièrement apprécié des groupes d'intérêts. Le CV idéal étant celui d'un jeune diplômé de Sciences Po et/ou du Collège de Bruges avec un stage au sein d'une institution européenne, césame pour une carrière dans le lobbying européen.

A cette première fournée de stagiaire du Parlement européen vient également s'ajouter aussi les stagiaires assistants parlementaires (non-comptabilisés par le Parlement européen), les stagiaires des différentes DG de la Commission européenne, qui, à titre de comparaison en accepte dix fois plus, et bien sûr ceux des autres institutions européennes (Conseil de l'Union européenne, Agences Communautaires, Banque centrale européenne, etc.).

Les avantages sont multiples, non seulement en termes de vie sociale... :

 Un des avantages d'une telle expérience, c’est aussi une vie sociale riche et dense, avec les autres stagiaires… « 
 Il y a beaucoup de soirées organisées par des associations du Parlement ou de la Commission où nous allons. En ce 
 moment, on teste aussi beaucoup les cafés et restaurants de Bruxelles ! », ajoute Karin.

Mais aussi en termes de carrière professionnelle (expérience clef, "carnet d'adresse", etc.) :

 Pourtant, le stage n’est souvent que le début d’un parcours du combattant qui nécessite patience, ténacité et 
 volonté. « Je voudrais maintenant travailler dans la communication et les affaires européennes », explique ainsi   
 l’espagnole María Jesus Arroqui, « mais cela va être difficile à cause de la concurrence ». Pour tous les 
 ex-stagiaires qui doutent, rappelons ce fameux dicton : « vouloir, c’est pouvoir ».

Deux liens vers deux récits d'expériences complémentaires

Vous cherchez un stage au Parlement européen ?


2008-...-... : Recherche d'emploi, capital social, bières et Facebook

Comme l'expliquait, un sociologue et néanmoins amis, il serait naïf de considérer le marché de l'emploi comme un espace neutre, "simple lieu de rencontre anonyme entre l’offre et la demande de travail, mais apparaît au contraire comme socialement construit" (Une heure de peine : "Facebook ou la force des liens faibles"). Ce postulat est particulièrement vrai dans le monde des affaires publiques, c'est une réalité dans le monde politique.

Prenons par exemple le marché de l'emploi des affaires publiques à Bruxelles, qui rappelons-le, est la deuxième place au monde en termes de concentration de groupes d'intérêt après Washington. Si une partie des offre d'emplois apparaît publique, disponible ouvertement sur des sites Web dédiés et dont le plus fameux est Eurobrussels, la majeure partie demeure invisible, cachée... Pour y avoir accès, la condition sine qua non demeure le réseau, le management du capital social dans lequel le lobbyiste est supposer exceller. Comment définir le capital social ? On peut le définir comme l'ensemble des liens tissés par un individu avec d'autres individus, considérés comme ressources, potentialités... Plus prosaïquement, son carnet d'adresse. L'appartenance à groupe d'intérêt (association, parti politique, club, etc.) ainsi que la participation à des soirées dédiées démultiplie ainsi les canaux d'information possibles. Chez Pierre Bourdieu, le capital social correspond aussi au "carnet d'adresses" qui permet de conforter ou d'améliorer sa position sociale.

Le web 2.0 joue également ça part et devient un vecteur de plus important en plus de la recherche d'emploi, comme la souligne le blog Verbalkint. Face à la multiplicité des structures, il apparaît également plus pertinent d'opter pour une candidature ultra-spécialisée via un réseau social en ligne. L'appartenance à certains groupes stratégiques sur [[Facebook], par exemple, ne doit pas être négligé.

Principale ressource d'un lobbyiste, "marchand d'information". Contact = accélérateur d'information

2008-03-03 : Six choses que vous ne savez pas sur moi

Haaa ! Le bonheur d'avoir été tagué ! Un peu d'intimité - ou plutôt d'"égotisme" - sur ce blog ne peut pas faire de mal. Le principe ? Il s'agit de révéler six éléments de ma personne que vous êtes supposés ignorer, à la demande d'un amis blogueur sociologue - et néanmoins amis - et de faire suivre à d'autres blogueurs.

1. Une certaine personne prétend sur Internet que je suis un fan de Dick Rivers (de son vrai nom Hervé Forneri au passage). C'est très dommageable en termes d'e-reputation mais je prépare mon action de contre-influence, n'est-ce pas MacMahon ! (private joke).

1. Avant d'être un passionné des affaires publiques européennes, mon première amour restera toujours la philosophie et notamment l'idéalisme allemand (E. Kant et G.W.F Hegel).

2. Mon second amour est la littérature française. J'aime beaucoup le XVIIIe siècle (J.-J. Rousseau et Marquis de Sade). Ce qui explique aussi la présence quelque peu indue d'une poème sur ce blog (facile à trouver).

3. J'écoute Mika en ce moment. J'entends déjà les commentaires. Mais sur l'iPod (que j'ai emprunté à ma copine), on trouve aussi du J.-S. Bach, du Rammstein et les Doors. Je suis pour l'éclectisme.

4. Je pense ne jamais l'avoir mentionné, mais je fais parti des Jeunes européens. Je crois fermement en l'Europe et j'espère que la future Présidence française stimulera le sentiment d'appartenance en France.

5. Ce que je lis en ce moment, non pas un ouvrage sciences politique, mais l'Entretien infini de Maurice Blanchot. C'est long, très long.

6. Je travaille pour Euractiv, et plus précisément je travaille sur le projet Blogactiv, une plateforme de blogs dédiée aux affaires européennes. Un challenge très intéressant aussi.

Bon, à mon tour de passer la malédiction (enfin, de tagger quelqu'un quoi)... Au hasard, je dirais Hugo, Tarik et Marie.

2008-...-... : Web 2.0 et affaires européennes : histoire, nature et tendance

 Le moment est venu pour la Commission de lancer une nouvelle stratégie concernant 
 l'internet, de répondre à ces changements, d'intégrer la culture Internet et d'exploiter les 
 possibilités de la communication en ligne. Le défi est double: d'une part, la Commission doit 
 réoorganiser le site EUROPA; d'autre part, elle doit susciter l'intérêt pour les affaires 
 européennes sur d'autres sites web en vue d'élargir le débat sur l'Union européenne. 

A l'heure où la Commission européenne se penche sur les dernières évolutions du Web 2.0 et décide d'intégrer dans sa stratégie de communication la "culture internet", le temps semble venu de s'intéresser à l'état de la blogosphère européenne.

Histoire

Cet article s'inscrit dans un travail de recherche commençant en 2005 et recoupant déjà plusieurs ressources de qualités sur ce sujet, en citant par ordre chronologique :

Nature

Le premier fait marquant, si l'on recoupe recoupant ces diverses études, est sans aucun doute le développement important de la blogosphère européenne à partir de l'année 2005, date marquant aussi l'échec du processus de ratification du Traité constitutionnel européen. Et paradoxalement, c'est "au pays du Non", en France, que la blogs européens sont les plus vivants. On constate en effet l'existence d'une ligne de fracture très nette entre une France relativement europhile et une Angleterre euroscpetique (et c'est un euphémisme), comme si le monde réel façonnait le monde virtuel (voir ainsi The Evil European, The EU Nihilist). A côté de cela, quelques blogs scandinaves se positionnent de manière relativement neutre.

Deux éléments peuvent expliquer la vivacité de la blogosphère européenne en France :

  • Assez paradoxalement, il semble que le "Non" français à la ratification du Traité constitutionnel européen ait joué comme un événement déclencheur, à l'origine d'une certaine prise de conscience pro-Europe. Le meilleur exemple est probablement celui des Euros du Village, dont la naissance nous est résumée dans cet interview de Mathieu Collet, l'un des fondateurs, par le magazine des Jeunes Européens, Le Taurillon. Parmi d'autres exemple, citons l'incontournable blog de Jean Quatremer, Les Coulisses de Bruxelles, ou encore celui de Daniel Riot.

Comme l'explique Cédric Puisney :

 Le rejet du TCE en France aura au moins eu la vertu de donner le coup d’envoi d’une blogosphère résolument engagée pour l’Europe   
 sans complaisance ni défaitisme. L’après 29 mai marque l’acte de naissance du Taurillon, un webzine euromilitant (entre temps 
 devenu polyglotte) à l’initiative des Jeunes Européens France. Mais aussi des Euros du village. Deux sites incontournables 
 aujourd’hui dont le démarrage apparaît pourtant tardif, puisque quatre ans après celui de Café Babel, également multilingue et créé 
 à l’inititiative d’étudiants européens.

L'année 2006 ne fera que pérenniser cet état de fait.

Gageons que le Présidence française et la reprise du processus de ratification du Traité constitutionnel européen stimulera aussi cet "espace public" online déjà très dynamique.

Tendance

Une des tendances actuelle très forte est aussi l'appropriation des blogs par les cabinets de relations publiques et affaires publiques :

  • Natalie Sarkic-Todd, directrice des relations publiques et des affaires publiques chez Ogilvy PR à Bruxelles, déclare ainsi dans un article publié sur EurActiv: "Dans la société actuelle, ce n'est plus suffisant de coopérer avec des décideurs politiques pour influencer l'issue des politiques publiques. Les responsables politiques sont de plus en plus influencés par les médias et le public exige de la responsabilité démocratique. Grâce à Internet, les citoyens ont la possibilité d'exprimer leur opinion et de rendre les hommes politiques responsables. Le blog est devenu un outil important dans le monde des communications en ligne où les opinions comptent et le bouche-à-oreille se développe à travers le globe à la vitesse de la lumière. Les nouveaux médias nous permettent d'exprimer nos opinions et de nous engager dans des conversations avec un plus large éventail de parties prenantes que jamais auparavant".
  • James Stevens, Senior Consultant chez Fleishman-Hillard EU et coauteur du blog Public Affairs 2.0, indique : "Les responsables politiques en Europe commencent à saisir l'opportunité que les blogs offrent pour se connecter avec les citoyens. Etant donné que les affaires publiques continuent à s'employer à ajouter des questions à l'agenda politique plutôt que d'en retirer, l'utilisation d'outils en ligne comme les blogs afin de dessiner l'environnement des politiques publiques va certainement ne faire qu'augmenter". Le fait que Bruxelles mette l'accent sur ces questions offre un terrain propice aux blogs et permet un développement accru de l'activisme en ligne destiné aux citoyens".

Désormais, les relations publiques sont enseignées via les outils du Web 2.0. La conférence annuelle "Euroblog", organisé par l'European Public Relations Education and Research Association en présente les résultats. Certains enseignants ont en effet pris le parti d'enseigner la communication via l'usage des blogs, wiki et autres plateformes communautaires. Citons notamment les travaux de...

Souhaitons le développement accrue de telles initiatives également en France.



 Le moment est venu pour la Commission de lancer une nouvelle stratégie concernant 
 l'internet, de répondre à ces changements, d'intégrer la culture Internet et d'exploiter les 
 possibilités de la communication en ligne. Le défi est double: d'une part, la Commission doit 
 réoorganiser le site EUROPA; d'autre part, elle doit susciter l'intérêt pour les affaires 
 européennes sur d'autres sites web en vue d'élargir le débat sur l'Union européenne. 

2008-...-... : Focus sur Blogactiv

Le web 2.0 suscite l'émergence d'une "opinion publique européenne" dans tous les domaines de la vie politique. Pour les parties prenantes du débat européen, un tel phénomène est à la fois synonyme d'opportunités et de défis. Au moment où se profilent déjà la Présidence française de l'UE, mais aussi les élections parlementaires européennes de 2009, le temps semble venu d'intégrer le web 2.0 au sein des activités de communication et jouer le jeu de l'interactivité.

Non pas que cela se limite aux "acteurs" de l'UE. L'Europe appartient avant tout et d'abord aux citoyens européens.

Si vous avez quelque chose à dire sur l'Europe, Blogactiv se présente comme le support idéal de votre engagement ou prise de position. Complétant la couverture indépendante et neutre des affaires européennes par Euractiv, Blogactiv a tout pour devenir la première source de débat sur l'avenir de l'Europe.


2008-...-... : Pourquoi bloguer sur Blogactiv

A l'image des étudiants en intelligences économiques qui ont pratiquement tous intégrer la nécessité de se construire une web-identité, une net-expertise au travers de la création d'un avatar virtuel, d'un blog dédié sur Internet, il me paraît presque logique d'encourager la création de blogs sur les affaires européennes.

  • Pour les étudiants, c'est d'abord un gain d'expertise. Bloguer sur les affaires européennes requiert la recherche, l'organisation et le traitement de l'information sur un sujet particulièrement complexe. Cela implique un suivi rigoureux de l'actualité et une application méthodique dans la rédaction de l'article. Plus loin, c'est aussi un gain en termes de reconnaissance et de visibilité. La capacité de publier ses recherche ou son mémoire offre un support supplémentaire et visible sur la Toile. C'est toujours un bon point pour un recruteur potentiel. Une opportunité d'autant plus évidente lorsque l'on s'intéresse aux mutations du marché du travail, de plus en plus influencé par le web 2.0. Enfin, cela permettre d'accroître son capital social, en un mot, de développer son réseau. Soit parce que l'on est amené à interagir avec des professionnels, voir les interviewer.
  • Pour les formations, c'est l'opportunité de développer leur influence sur la toile au travers de la promotion d'un programme pédagogique et la mise en avant des travaux de leurs étudiants. La production et la diffusion de connaissance a toujours été un vecteur essentiel de rayonnement pour une université ou une école, quelque soit le média.

2008-...-... : A quand un intellipedia à la française ?

La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG) vont se rapprocher dans les prochains mois au sein d’une nouvelle Direction du renseignement intérieur. Ne serait-ce pas l'occasion de profiter de cette fusion des services de renseignement pour optimiser le partage stratégique de l'information, en prenant notamment exemples sur les services secrets américains ? C'est en tout cas ce que laisse penser l'ouverture d'un intranet collaboratif, comme le rappelle le blog Verbalkint, commentant un article du Journal du Net En effet, afin de partager et diffuser des informations stratégiques aussi bien au quotidien qu'en temps de crise, la Défense s'est dotée d'un intranet collaboratif hautement sécurisé.

Mais d'abord, un petit rappel sur la gestion de la connaissance made in USA. Ces derniers utilisent l'infrastructure mediawiki, notamment utiliser par l'encyclopédie Wikipédia, pour mutualiser et capitaliser au maximum les ressources de leurs seize agences de renseignement. Appellé "Intellipedia", cette solution en termes de knowledge management offre de multiples avantages. Outre le fait que le code source soit ouvert et donc auditable, ce qui est un gage de sécurité, l'infrastructure mediawiki est le must en termes de travail collaboratif. Pour les agences de renseignement américaines, cette solution offre aussi la possibilité d'un croisement de l'information et d'un meilleur sourcing. Cela pourrait aider à éviter le genre de bourde monumentale commise en 2002 par les services secrets américains, lorsqu’une estimation nationale de renseignements avait établi que Saddam Hussein possédait de grandes quantités d’armes de destruction massive. Dans tous les cas, cette solution semble avoir rencontrée un grand succès puisque fin 2006, on estimait qu'il existait déjà plus de 30 000 pages et pas moins de 3 600 utilisateurs enregistrés. Les responsables du projets envisageraient même d'ouvrir l'accès à la Grande-Bretagne, au Canada et à l'Australie afin de recouper les moyens de lutte contre le terrorisme.

 "Security, too, is a concern. The most secret sources and methods aren't included on the site, and there are     
 different versions of Intellipedia available to people with different levels of security clearance"

Pour les différents services secrets français, l'établissement de cette solution rapidement opérationnelle permettrait de se faire rencontrer les communautés du renseignement en agrégeant un savoir commun, dynamique et euristique. Cette opportunité démontre au combien les outils du Web 2.0 peuvent être utiles.

Non content de moderniser leur infrastructure informationnelle, les Américains reconnaissent également la valeur du renseignement en sources ouvertes comme en témoinge la création de l'Open Source Center. Le renseignement de sources ouvertes ou renseignement d'origine source ouverte est un renseignement obtenu par une source d'information publique. John D. Negroponte, Director of National Intelligence, explique ce choix dans un communiqué officiel :

 “The Open Source Center is the centerpiece of my response to the WMD Commission’s recommendations calling for the 
 Intelligence Community to devote more attention and resources to exploiting openly available information”

En Europe, il existe EUROSINT, une association, un think tank ayant pour objet la promotion du renseignement en sources ouvertes.

Gageons qu'en termes de knowledge management et d'intelligence économiques, les Américains ont encore un train d'avance sur nous.


Wikipedia

Articles

A-space, quelle innovation pour la communaute du renseignement americain (Verbalkint) ?

Associations

Blog

2008-...-... : Wikipédia et la valeur de l'information

Wikipédia est-il un monstre informationnel ?

L'intiative de Wikipédia, qui consiste à capitaliser l'ensemble des connaissances disponibles dans tous les domaines, peut sembler généreux à bien des égards. Et ce faisant, elle vulgarise l'information et la dévalue. Autrefois, il fallait requérir les services d'un juriste pour une question de droit. Aujourd'hui, une simple visite du portail juridique semble suffire. Mieux encore, s'instaurant comme le centre de référence ultime de la connaissance, "autorité informationnelle suprême", elle devient une référence majeure dans tous les domaine jusqu'à vulgariser les sites Web experts. Paradoxe, le développement de cette "autorité informationnelle suprême" qui croît à une vitesse folle, s'inscrit dans un cadre non-institutionnel et s'appuie sur la base "social" du Web (webmaster, blogger, véritable expert, passionné ou simple internaute).

Aussi, la destinée de Wikipédia, n'est-elle pas de phagocyter uniformément toute connaissance disponible sur la Toile afin d'en produire un résultat uniforme et médiocre ? Quelle est donc l'intérêt de mettre en ligne de la connaissance, si celle-ci est amenée à être intégré dans ce "portail des portail" ? La vérité, c'est que l'avenir de l'intelligence n'appartient plus au génie individuelle mais à la masse réfléchissante. A quoi bon penser quand la pensée pense à votre place ? Dans un tel contexte, pourquoi ne pas opter pour la rétention d'information ? L'information que l'on sait seule n'est-elle de plus grande valeur que si elle était partagé ? Ces propos ressemble bien à ceux d'un créateur désespéré confronté à l'impuissance de sa création...



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Articles : 2007

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